Quand l'atelier devient nature !
- il y a 5 jours
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Il est des moments où l’atelier devient trop étroit pour contenir le regard.
Alors il faut partir.
Quitter les murs familiers, exposer le geste à la lumière réelle, au vent, aux sons, aux silences. C’est ce que j’ai choisi de faire en prenant le large vers le domaine Sol Payré, un lieu que je connais intimement, avec lequel j’entretiens depuis longtemps un dialogue sensible.
Sortir de l’atelier n’est pas une parenthèse. C’est une nécessité!
De nombreux artistes contemporains revendiquent cette sortie de l’atelier comme une manière de déplacer le geste, sans pour autant représenter ce qui les entoure.
On pense notamment à Joan Mitchell, dont la peinture n’a jamais illustré la nature mais s’est nourrie de sa présence physique. Le paysage, chez elle, n’est pas une image mais une tension, une énergie absorbée puis transposée dans le geste.
Et comme elle … cette nature qui m’entoure me nourrit, m’émeut. J’y découvre d’autres images, d’autres senteurs, car pour moi, l’inspiration et l’art sont partout.
Les lignes du lieu, les matières, les respirations du paysage deviennent partenaires de création. Elles déplacent le regard, ouvrent de nouvelles strates dans le travail, invitent à une peinture plus incarnée, plus habitée.
Sortir de l’atelier, ici, n’est pas une recherche de décor.
C’est une manière de créer en présence du monde.
Et de laisser le lieu, sans jamais l’illustrer, imprégner la matière.















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