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Quand le marché de l’art se transforme… l’artiste aussi par Géraldine Auret

  • gauret
  • 17 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Quand les façons de créer, de transmettre et de se rencontrer évoluent, l’artiste aussi se met en mouvement.



Le monde change. Le marché de l’art aussi.

Par petites vagues ou par secousses plus franches, les habitudes évoluent, les regards se déplacent, les chemins de rencontre avec l’art se redessinent.

Les galeries se réinventent. Les collectionneurs explorent autrement. Les œuvres circulent désormais entre expositions, ateliers, lieux hybrides… et le digital.


Je regarde ces mouvements comme je regarde la mer : avec attention, lucidité, et cette capacité à sentir ce qui se prépare avant d’apparaître.

L’art n’a jamais été figé. Sa transmission non plus.

Pendant longtemps, le marché reposait sur un schéma presque immuable : galeries, foires, rendez-vous privés.

Aujourd’hui, le cœur bat autrement. Pas moins fort. Mais différemment.

Les collectionneurs découvrent les artistes en ligne, suivent leur univers, ressentent une proximité plus continue, plus naturelle.

Ils recherchent des expériences sensibles, des moments partagés, des rencontres plus directes et plus vraies.

Nous ne sommes plus seulement dans le temps de la découverte ponctuelle.

Nous sommes dans un temps de présence.

C’est dans ce mouvement que je m’inscris.


Nous ne sommes plus dans le temps où l’artiste se laissait découvrir au détour d’un événement.

Nous sommes dans un temps où l’artiste vient vers les autres, où l’échange se crée autrement,

où la présence peut être continue plutôt que ponctuelle.

Et ce mouvement-là, je le sens profondément.

Se rencontrer autrement, plus souvent, plus chaleureusement

J’ai envie d’autre chose.

De moments plus intimes, plus immersifs, plus simples parfois, plus vrais toujours.

J’ai envie de créer des espaces où l’on se parle, où l’on partage, où l’on ressent.

Des rencontres chaleureuses, humaines, vivantes.

C’est pour cela que, parallèlement à mes expositions, je prépare des rendez-vous intimistes dans des lieux éphémères et originaux, des lieux qui seront des respirations : maisons ouvertes, ateliers voyageurs, lieux inattendus, atmosphères pensées pour ralentir, regarder, écouter.


Mon travail s’est construit dans l’exigence du geste, de la matière, du mouvement juste.

Mais aussi dans l’écoute du monde. Je suis artiste. Je pense mon travail comme une œuvre, mais aussi comme un écosystème vivant, cohérent, autonome.

Depuis quelque temps, une évidence s’est imposée : ouvrir un espace complémentaire, digital, pensé avec soin, pour permettre à mon univers de voyager autrement et de créer un lien plus direct. Au début de l’année prochaine, j’ouvrirai une boutique conçue comme un écrin sensible.

Vous y trouverez des petits formats uniques, des encres de Chine, des Brins de Mer, des objets d’art — tous en séries limitées, choisis avec exigence, porteurs de sens et de mouvement.

Ce ne sera pas un catalogue, ce sera une collection vivante, une invitation.

Continuer la création.

Continuer le partage.

Continuer le mouvement.

Ce nouvel espace n’est pas une transition. C’est une extension.

Un pont entre les expositions, les rencontres physiques, et le quotidien de celles et ceux qui suivent mon travail.

Pour l’instant, je tisse, je peaufine, je compose — comme on prépare un lieu à ouvrir, comme on amorce une nouvelle page.

 
 
 

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