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Quand une oeuvre doit partir...

  • gauret
  • 13 janv.
  • 2 min de lecture

Une œuvre ne s’arrête pas lorsqu’elle est terminée.

Le dernier geste posé sur la toile n’est pas une fin. C’est un mouvement qui continue.

Quand je termine une œuvre, elle est encore là, dans l’atelier. Mais je sais qu’elle n’est déjà plus tout à fait à moi. Elle commence à chercher son ailleurs.



Les œuvres ont leur propre trajectoire. Elles partent. Elles voyagent. Elles rencontrent des lieux, des murs, des lumières différentes.

Certaines ont été exposées à la Maison de l'Occitanieà New-York, à l’InterContinental Marseille, à Solid’Art ou chez Must,... D’autres ont traversé des salons, des expositions plus confidentielles, des espaces inattendus.

À chaque déplacement, quelque chose change. L’œuvre ne vibre pas de la même façon selon l’endroit où elle se trouve. Elle dialogue avec l’espace, avec l’architecture, avec la lumière. Et même pour moi, qui la connais intimement, elle devient autre.

Je la regarde différemment. Je la ressens autrement.


Puis, parfois, l’œuvre va encore plus loin.

Elle entre dans un intérieur. Une maison. Un lieu de vie. Elle s’inscrit dans une histoire qui n’est plus la mienne. Elle vit au rythme d’un quotidien, d’une famille, d’amis qui passent, de regards qui se croisent. Chacun y projette sa propre émotion, son propre vécu, son propre imaginaire.

Et là encore, l’œuvre change.

Elle se charge de nouvelles résonances. Elle absorbe des présences, des silences, des conversations. Elle devient un point d’ancrage, un repère sensible dans une vie qui continue.


C’est sans doute le moment le plus délicat pour moi. Parce qu’une œuvre est une part de mon geste, de mon souffle, d’un instant précis de mon parcours.

Mais je sais aussi que c’est là qu’elle trouve pleinement sa place.

Une œuvre n’est pas faite pour rester dans l’atelier, immobile.

Elle est faite pour circuler, évoluer, vibrer autrement, ailleurs, avec d’autres personnes.

La laisser partir, ce n’est pas s’en détacher. C’est lui permettre de continuer à vivre.

C’est souvent à cet endroit que l’œuvre commence une nouvelle histoire.


Décourvrez la galerie/boutique : https://www.geraldine-auret.fr/boutique

 
 
 

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